Les Carmes
Soirée rencontre avec la réalisatrice
jeudi 22 juin à 20h
NOUS VENGERONS NOS PERES

un film de Florence Johsua et Bernard Boespflug

 

Ils s’appellent Chorowicz, Cyroulnik, Glichtzman, Feldhandler... Leurs familles, d’origine juive, avaient émigré en France dans les années 1920 et 1930 pour fuir la misère et l’antisémitisme. Elles venaient de Pologne, de Russie, de Lituanie. Elles ont été plongées dans l’horreur de la Shoah. 

Eux sont nés en France, après-guerre. Ils ont grandi avec des fantômes. Ils en ont nourri une profonde colère, et pour certains des désirs de vengeance. Qu’est-ce qu’on fait de toute cette colère, quand on a vingt ans, dans les années 1960-70, et qu’on a envie de changer le monde ? Eux sont devenus militants.

Ce film retrace leurs histoires personnelles et militantes, et donne à voir, à travers leurs engagements internationalistes et profondément antifascistes, l’audace de ces années contestataires. # Fr, 52 min

 
Séance Spéciale
Vendredi 23 juin à 20h
THEO CECCALDI, CORPS A CORDES
En partenariat avec Musique et Equillibre

 

Un film de Christian Pouget, coréalisation Christian Pouget et Antoine Traverson. Immersion dans l’univers éclectique du violoniste, musiques improvisées, contemporaines, rock, jazz et chanson….
Christian Pouget l’a suivi pendant 2 ans et recueilli témoignages, répétitions, concerts…

Deux ans avec le Tricollectif, Valentin Ceccaldi, Roberto Negro, deux ans avec Joëlle Léandre, Vincent Courtois, Bruno Chevillon mais aussi Emile Parisien, Alexandra Grimal, Sylvain Darrifourcq, mais encore Régis Huby, Guillaume Roy, Sophie Agnel et Angela Flao. Deux ans avec la Scala, Petite Moutarde, l’ONJ ou le quatuor IXI. Deux ans à Jazzèbre, au Mans, à Toulouse, à Châlon, à Lisbonne et à Paris. #Fr 58mn

 

Vivement Dimanche!
Dimanche 25 juin à 18h
LES AMANTS
Notre ciné-club/ Cycle LOUIS MALLE

LES AMANTS

De Louis Malle

Une femme riche et spirituelle, mariee a un magnat de la presse, rencontre par hasard un jeune homme dont elle tombe amoureuse. Elle devient sa maitresse et quitte sa vie bourgeoise peut-etre pour toujours. #Fr 1h28 1958

 

Jeanne, mariée à un directeur de journal, s'ennuie dans son manoir de Bourgogne. Elle s'offre quelques escapades à Paris pour y voir son amant. Rien de passionnel, tout juste un passe-temps. Mais un jour, en panne de voiture sur la route, elle demande de l'aide à un conducteur de 2 CV. Et si l'amour avait enfin croisé son chemin ?
Le film marqua la fin d'une profonde passion qui lia le cinéaste et Jeanne Moreau. D'où ces silences douloureux, ces plans-séquences longs comme une agonie et cette vision inquiète de l'amour. Pour mieux brouiller les frontières entre fiction et réalité, Jeanne Moreau porte d'ailleurs son propre prénom. Louis Malle la cadre avec distance et insistance, porté par un difficile paradoxe : comment faire part d'une intimité révolue ? La réponse paraît grinçante, sinistre même. D'autant plus que le réalisateur règle au passage quelques comptes avec ses origines bourgeoises et que le constat est affligeant. Pourris par l'argent et les conventions, les personnages n'ont qu'une vaine obsession : cacher leur terreur des sentiments.
Marine Landrot 
Télérama

 
Avant-Première en présence du réalisateur Robin Campillo
Vendredi 30 juin à 19h30
120 BATTEMENTS PAR MINUTE
En partenariat avec Ciclic

120 BATTEMENTS PAR MINUTE

Un. film de Robin Campillo

Début des années 90. Alors que le sida tue depuis près de dix ans, les militants d'Act Up-Paris multiplient les actions pour lutter contre l'indifférence générale. Nouveau venu dans le groupe, Nathan va être bouleversé par la radicalité de Sean.

*Prix et Festivals
festival de cannes : grand prix 2017
festival de cannes : prix FIPRESCI 2017
festival de cannes : queer palm 2017
prix François Chalais : 2017

Ce film, produit par les Films de Pierre, a bénéficié d'une aide à la création de la part de Ciclic, qui accompagne Robin Campillo depuis son premier long métrage puisqu'elle avait également soutenu Les Revenants, qui a inspiré la série à succès diffusée par Canal +.
Des techniciens locaux, plusieurs petits rôles et des figurants ont intégré l'équipe du film, tourné à Orléans, notamment à l'Hôpital de La Source, entre septembre et octobre 2016.

Tarifs habituels du cinéma.

 

 

«120 BATTEMENTS PAR MINUTE» EMBALLE LE FESTIVAL

Robin Campillo fait un triomphe à Cannes avec son histoire du mouvement anti-sida des années 90.

 

Stratégiquement placé en séance officielle le premier samedi, comme l’était l’an passé Toni Erdmann de Maren Ade qui avait déclenché le genre d’épilepsie d’enthousiasme synchrone dont il faut bien avouer seul Cannes détient le secret, 120 battements par minute de Robin Campillo (à qui l’on doit Eastern Boys), en compétition sous bannière française, a obligé la plupart des accrédités presse à essayer de sortir dignement de la salle en épongeant plusieurs paquets de Kleenex. Torrent de larmes ne dit pas bon film mais il se trouve que ce récit au cœur de l’activisme d’Act up à Paris dans les années 90 trouve une distance étonnamment empathique et froide pour embrasser aussi bien la ferveur du groupe que la singularité des individus qui le composent. Et comme pour Toni Erdmann, le film a reçu un triomphe et emballé le festival.

On entre dans 120 battements tel des novices assistant à leur première réunion du groupe : comme on ne s’interrompt pas les uns les autres pendant les débats, au point non d’applaudir mais de claquer des doigts quand on approuve ou d’émettre un sifflement sourd quand on n’est pas d’accord. On est ici dans un mouvement de jeunesse, composé de garçons et de filles lesbiennes, pédés, trans, séropos ou non. Il y a aussi une mère de famille et son fils ado contaminé par transfusion de sang. Mais on est aussi dans le passé, c’est-à-dire avant la circulation des «leaks» et des informations via les réseaux sociaux, avant la levée de mouvements protestataires par Facebook ou envois de mail. Tout est plus difficile, plus caché, plus lent, pour obtenir des résultats transitoires pour un nouveau médicament par un labo, pour mobiliser les médias, pour recruter des militants etc. Le film est donc aussi drapé dans cette histoire ancienne dont on est encore les contemporains au cœur d’une époque qui va vite et souvent oublie tout.

Poches de faux sang

Robin Campillo lui n’oublie rien. Il a été militant Act Up, il en a gardé les vifs souvenirs, les joies saines de l’action d’éclat et la douleur des deuils trop précoces. Comme il l’a dit à la conférence de presse, il a dû un jour habiller sur son lit de mort un «boyfriend» emporté par le sida. Le film procède par grands blocs de prises de paroles dans l’enceinte d’un amphi où les gens ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde sur les priorités, les modalités activistes. Qu’est-ce qu’on fait pour être plus efficace ? Etre sérieux, crédible, mesuré ? Ou au contraire, passer la mesure, choquer, réveiller les esprits quitte à leur faire perdre toute contenance ? Un des trucs inventé par Act Up consistait à jeter des poches de faux sang sur des décideurs de labo, des hommes politiques inertes ou trop timorés, des prêtres réacs et homophobes…

On a perdu l’usage de ce modèle de violence qui tâche et ne fait de mal à personne, à moins que la farine et les œufs dont on brocarde les politiques en soient un héritage plus popote. Le temps était à l’urgence, les gens mouraient comme des mouches, et les gays étaient encore vus comme des pestiférés qui ne récoltaient que le revers de la médaille d’un hédonisme minoritaire qui révulsait le grand nombre. Le film évoque bien cette effervescence d’une agora galvanisée par la pression du temps qui manque et par l’humour folle qui parfois fuse quand il s’agit de trouver les bons slogans pour la gay pride : «Des molécules pour qu’on s’encule» ou «Des hémophiles pour qu’on s’enfile». Deux personnages se dégagent peu à peu du groupe en une idylle nouée par le désir et l’angoisse entre le radical Sean (Nahuel Perez Biscayart) et de plus ombrageux Nathan (Arnaud Valois), le premier est malade (il a déjà des symptômes d’un kaposi), le second n’est pas infecté. La montée de sève est aussi une oraison à l’existence injustement ruinée par le silencieux travail de sape du virus que l’écran modélise en particules neigeuses s’agrégeant pour tuer.

Risqué

120 battements par minute a été coécrit par le cinéaste et Philippe Mangeot, qui a été président d’Act Up à la fin des années 90. Rappelons que Robin Campillo est aussi présent à Cannes en tant que co-scénariste de L’Atelier de Laurent Cantet (qui est présenté à Un Certain Regard). Il était co-scénariste et monteur d’Entre les murs du même Cantet, Palme d’or en 2008 et le travail élaboré à l’époque pour rendre sensible les interactions au sein de la salle de classe se retrouve ici dans le jeu du tac au tac auquel se livrent les débatteurs.

Lors de la conférence de presse, le cinéaste a expliqué avoir longtemps hésité avant d’approcher ce sujet qu’il jugeait risqué, et qu’il ne pouvait trahir, ajoutant en guise de commentaire sur l’usage que les nouvelles générations pourraient faire de sa reconstitution passionnée  : «C’est très difficile de créer un mouvement politique, on le voit en France en moment. Il faut que ça devienne une lutte, quand le corps des gens est engagé. C’est difficile de mobiliser les gens en ce moment. Act up c’était très minoritaire, on avait des réunions à 150, 200 toutes les semaines. Ce n’est pas un film pour donner des leçons mais juste rappeler ce que c’était ce rassemblement de gens qui ont formé ensemble un discours, une action, et qui ont mené à des victoires sur le plan politique. J’espère que ce film peut réveiller cet esprit.» 

Didier Péron Libération

Festival de films à thématique LGBT
29,30 septembre et 1er octobre 2017
8ème édition du Festival D'un bord à l'autre
Organisé par l'association Ciné Mundi

8ème édition du Festival D'un bord à l'autre, festival de films à thématique LGBT du 29,30 septembre et 1er octobre 2017 organisé par l'association Ciné Mundi.
Le programme complet sera disponible fin août sur www.festivaldunbordalautre.com

 

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Merci aux nombreux spectateurs qui, chaleureusement, sont venus découvrir Le Grand Méchant Renard en avant-première aux Carmes. Nous sommes tellement heureux d’avoir pu vous offrir ce grand moment de fraîcheur. Au sens figuré, par la fraîcheur de ce beau nouveau film du réalisateur de Ernest et Célestine, et la joie des enfants qui y assistaient, mais aussi au sens prosaïque du terme. Comme vous le savez, nous avons refait toute la climatisation de votre cinéma préféré, et il fait bon dans nos salles. Bon, au sens thermique du terme, mais aussi au sens cinématographique du terme…

Ava, c’est un avis de fraicheur d’un certain renouveau du cinéma français avec ce très joli premier film (plein de fraîcheur, encore) !

Retour à Montauk, ce sont les paysages magnifiques d’un Montauk nourris de Max Frisch et les langueurs nostalgiques d’un passé impossible à reconstruire, voire irréconciliable que vous offre Volker Schlöndorff.

Sorti, il y a quelques semaines, Lou Andreas Salomé vous arrive enfin, désolé d’avoir tardé.

Et nous nous permettons d’insister sur la nécessité de voir Creepy du décidément génial Kurosawa avec le plus beau suspense cinématographique depuis Hitchcock ! Allez-y !!!!

Free fire est encore sur nos écrans, exercice de style, drôle de film, beaucoup d’humour, un vrai jeu de Cinéma. C’est un film qui rappelle un petit peu Reservoir dogs. Pour toutes ces raisons, nous avons souhaité programmer ce film.

Mais, pour en revenir à la fraîcheur qui nous fait tant défaut ces jours-ci, nous avons le plaisir de vous annoncer que, d’ici, une dizaine de jours, nous serons en mesure de vous proposer glaces et sorbets, bio ou sans colorants, sans additifs, sans conservateur… Des bonnes glaces, à la manière de notre pop-corn bio, parce que comme le dit l’adage populaire « il n’y a pas de mal à se faire du bien » même au cinéma les Carmes.

Voilà, cette semaine, nous avons encore quelques belles surprises du côté des animations/événements. Une belle soirée avec la co-réalisatrice du film Nous vengerons nos pères, film nécessaire et rare. Et une très belle soirée autour de la musique ! En partenariat avec Musique et Equilibre, encore une fois, Venez nombreux !!

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Les Carmes
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Orléans
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