Les Carmes
séances de la semaine
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* séance accessible
Durée : 
1h34
Version : 
VOSTF
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THE SHORT & CURLIES. De MIKE LEIGH. Avec Alison Steadman, Sylvestra Le Touzel, David Thewlis

L'histoire d'amour entre un garçon ironique et une jeune vendeuse qui rêve à l'homme idéal. 1988 /17mn

ZAPPING. De CRISTIAN MUNGIU. Avec Hanno Höfer, Ion Fiscuteanu, Dorel Visan

L’homme rentre du boulot, regarde la télé en changeant de chaîne sans arrêt, toute la nuit - cela rend sa femme malade. Jusqu’au jour où les chaînes refusent de changer… 2000 - 15mn

NO. De ABBAS KIAROSTAMI. Avec Rebecca, Aurora, Francesca, Alice, Sofia, Aurora, Noami, Giada, Gaya, Giuseppina

Lors d'un casting, une fillette apprend qu'elle doit se couper les cheveux pour obtenir le rôle. 2010 - 08mn

IL GIORNO DELLA PRIMA DI CLOSE-UP. De NANNI MORETTI. Avec Fabia Bergamo, Paolo Di Virgilio, Paola Orfei, Nanni Moretti

Le travail et les obessions de nanni moretti lorsqu'il apprend que le film iranien "close-up" va être diffusé dans son cinéma romain. 1996 - 06mn

THE WATER DIARY. De JANE CAMPION. Avec Alice Englert, Tintin Marova Kelly, Isidore Tillers

Ziggy, 11 ans, écrit dans son journal intime toutes les tristes choses qui se sont succédées pendant la pire sécheresse de l'histoire. Elle y évoque également les rêves que les gens de son village font à propos de l'eau. 2005 - 18mn

BLUE. De APICHATPONG WEERASETHAKUL. Avec JENJIRA PONGPAS

Une femme est éveillée la nuit. À proximité, un ensemble de décors de théâtre se niche, dévoilant deux paysages alternatifs. Sur le drap bleu de la femme, une lueur de lumière reflète et illumine son royaume d'insomnie. 2018 - 12mn

INCIDENT BY A BANK. De RUBEN ÖSTLUND. Avec Bahador Foladi, Ramtin Parvaneh, Leif Edlund

Un braquage de banque raté. Une seule prise où 96 personnes effectuent une chorégraphie méticuleuse pour la caméra. 2010 - 12mn

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Deux films crépusculaires lancent leurs feux sur nos écrans cette semaine. 

Deux films qui illustrent la fin d’une époque. La fin de Casanova pour Dernier Amour et les prémisses de la Première Guerre mondiale en Europe de l'Est pour Sunset

Deux films qui questionnent leur époque et la nôtre. 

SUNSET 

Laszlo Nemes, fidèle au magnifique dispositif filmique du Fils de Saul, poursuit son portrait de personnages en quête de compréhension dans un monde qui les dépasse et les violente. SUNSET bénéficie d’une lumière extraordinaire. 

"Je voulais faire un film depuis très longtemps sur la naissance du siècle, et notamment comment à travers un destin personnel se reflétait le destin de tout un continent", explique le réalisateur.

"Ce qui me fascinait, c'est comment cette civilisation du début du XXe siècle, avec autant de promesses, portait déjà en elle sa propre destruction", ajoute Laszlo Nemes, qui s'interroge sur le fait "qu'au sommet de la sophistication, de la pensée et de la culture, on ait pu produire autant de barbarie."

Nourri d'influences littéraires comme Dostoïevski et Kafka, Sunset dont le titre est une référence à "L'Aurore"("Sunrise") de Murnau -, est "un film sur le labyrinthe mental du personnage principal", souligne Laszlo Nemes.

Suivant au plus près son héroïne dans sa quête, comme dans "Le Fils de Saul", Laszlo Nemes montre cette fois à travers son regard un monde de raffinement en train de sombrer dans la déchéance, tiraillé entre modernité et déclin, sur lequel pèse un climat menaçant.

"Le voyage, c'est une épreuve pour Iris et donc c'est une épreuve pour nous", fait valoir Laszlo Nemes, pour qui "faire confiance au spectateur, c'est le mettre au défi".

Revendiquant d'aller à contre-courant d'"une folie du virtuel, et une folie de tout montrer", le cinéaste estime que "l'on peut donner beaucoup au spectateur d'aujourd'hui en le sortant des codes télévisuels où tout lui est prémâché".

Ardent défenseur de la pellicule, il n'en finit pas de fustiger le numérique et l'influence de la télévision sur le 7e Art depuis les années 80, dans lesquels il voit "la plus grande régression de l'histoire du cinéma". "Avec la propension à filmer les films comme des matches de foot, à toujours être le plus fonctionnel possible, on est en train de perdre le désir d'utiliser l'imagination."

(Interview du réalisateur publié le 15 mars | AFP

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