Les Carmes
séances de la semaine
Aucune séance cette semaine.
* séance accessible
Réalisation : 
Spike Lee
Avec : 
John David Washington, Adam Driver, Topher Grace, Corey Hawkins, Laura Harrier, Ryan Eggold, Jaspar Pääkkönen, Ashlie Atkinson
Genre : 
biopic
Durée : 
2h14
Version : 
VOSTF
Nationalité : 
USA
Année de sortie : 
2018
synopsissynopsis

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department, mais son arrivée est accueillie avec scepticisme, voire avec une franche hostilité, par les agents les moins gradés du commissariat. Prenant son courage à deux mains, Stallworth va tenter de faire bouger les lignes et, peut-être, de laisser une trace dans l'histoire. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

En se faisant passer pour un extrémiste, Stallworth contacte le groupuscule : il ne tarde pas à se voir convier d'en intégrer la garde rapprochée. Il entretient même un rapport privilégié avec le "Grand Wizard" du Klan, David Duke, enchanté par l'engagement de Ron en faveur d'une Amérique blanche. Tandis que l'enquête progresse et devient de plus en plus complexe, Flip Zimmerman, collègue de Stallworth, se fait passer pour Ron lors des rendez-vous avec les membres du groupe suprémaciste et apprend ainsi qu'une opération meurtrière se prépare. Ensemble, Stallworth et Zimmerman font équipe pour neutraliser le Klan dont le véritable objectif est d'aseptiser son discours ultra-violent pour séduire ainsi le plus grand nombre.

coup de cœurcoup de cœur

Grand Prix Festival de Cannes 2018

Les C(h)armélites
équipe
lieu
partenaires
À l'AfFiche
horaires
films
ProChainement
évènements à venir
films à venir
La P'tite Bobine
PratiQue
tarifs
plan d'accès
J'aime le Cinéma
J'aime le Cinéma
Je souhaite recevoir la programmation par email

Deux films crépusculaires lancent leurs feux sur nos écrans cette semaine. 

Deux films qui illustrent la fin d’une époque. La fin de Casanova pour Dernier Amour et les prémisses de la Première Guerre mondiale en Europe de l'Est pour Sunset

Deux films qui questionnent leur époque et la nôtre. 

SUNSET 

Laszlo Nemes, fidèle au magnifique dispositif filmique du Fils de Saul, poursuit son portrait de personnages en quête de compréhension dans un monde qui les dépasse et les violente. SUNSET bénéficie d’une lumière extraordinaire. 

"Je voulais faire un film depuis très longtemps sur la naissance du siècle, et notamment comment à travers un destin personnel se reflétait le destin de tout un continent", explique le réalisateur.

"Ce qui me fascinait, c'est comment cette civilisation du début du XXe siècle, avec autant de promesses, portait déjà en elle sa propre destruction", ajoute Laszlo Nemes, qui s'interroge sur le fait "qu'au sommet de la sophistication, de la pensée et de la culture, on ait pu produire autant de barbarie."

Nourri d'influences littéraires comme Dostoïevski et Kafka, Sunset dont le titre est une référence à "L'Aurore"("Sunrise") de Murnau -, est "un film sur le labyrinthe mental du personnage principal", souligne Laszlo Nemes.

Suivant au plus près son héroïne dans sa quête, comme dans "Le Fils de Saul", Laszlo Nemes montre cette fois à travers son regard un monde de raffinement en train de sombrer dans la déchéance, tiraillé entre modernité et déclin, sur lequel pèse un climat menaçant.

"Le voyage, c'est une épreuve pour Iris et donc c'est une épreuve pour nous", fait valoir Laszlo Nemes, pour qui "faire confiance au spectateur, c'est le mettre au défi".

Revendiquant d'aller à contre-courant d'"une folie du virtuel, et une folie de tout montrer", le cinéaste estime que "l'on peut donner beaucoup au spectateur d'aujourd'hui en le sortant des codes télévisuels où tout lui est prémâché".

Ardent défenseur de la pellicule, il n'en finit pas de fustiger le numérique et l'influence de la télévision sur le 7e Art depuis les années 80, dans lesquels il voit "la plus grande régression de l'histoire du cinéma". "Avec la propension à filmer les films comme des matches de foot, à toujours être le plus fonctionnel possible, on est en train de perdre le désir d'utiliser l'imagination."

(Interview du réalisateur publié le 15 mars | AFP

Cinéma
Les Carmes
7 rue des Carmes
Orléans
02 38 62 94 79
cinema@cinemalescarmes.com
Facebook
Twitter