Les Carmes
Vivement Dimanche!
Dimanche 4 juin à 18h
MILOU EN MAI
Notre ciné-club/ Cycle LOUIS MALLE

MILOU EN MAI

De Louis Malle

Une vieille dame s'eteint dans une grande demeure du Sud-Ouest. Son fils, Milou, qui a soixante ans et qui s'occupe de la propriete, convoque pour l'enterrement son frere Georges et sa belle-soeur Lily, sa niece Claire, sa propre fille, Camille et le reste de la famille. Mais nous sommes en mai 1968. Depuis deux semaines Paris est a feu et a sang... #Fr 1h48 1990

 

 

Louis Malle redonne ses lettres de noblesse au réalisme psychologique

Dans un coin de campagne du Gers, un vieux jardinier, Léonce, chargé du travail des ruches, a reçu sur la tête des abeilles tombées d'une branche. Emile Vieuzac, dit Milou, sexagénaire portant une voilette d'apiculteur, lit du Virgile aux abeilles pour les calmer. Dans la cuisine de sa belle maison, la mère de Milou, Mme Vieuzac, coupe des oignons en écoutant la radio qui diffuse les nouvelles des grèves et des événements de Paris. Nous sommes en mai 1968... Prise d'un petit malaise, elle quitte la cuisine, gagne l'escalier en fredonnant et s'effondre sur un canapé garni d'une collection de poupées. Crise cardiaque. Elle est morte. Milou, averti par la servante Adèle – qui est aussi sa maîtresse –, n'a jamais su se débrouiller tout seul. Il lui faut pourtant prévenir la famille pour l'ouverture du testament et les obsèques.

Longtemps saisi par les Etats-Unis, Louis Malle avait fait sa rentrée dans le cinéma français en 1987 avec Au revoir les enfants, drame de l'Occupation dans un collège catholique inspiré d'un souvenird'enfance personnel. Puis, sur un scénario écrit avec Jean-Claude Carrière, Milou en mai fut une étude de mœurs teintée d'irrespect, de dérision et d'humour. Voici la famille : Camille, fille de Milou, mariée à un médecin de Bordeaux et mère de jumeaux ; Claire, nièce de Milou, homosexuelle accompagnée de son amie Marie-Laure ; Georges, frère de Milou, correspondant du Monde à Londres, et son épouse anglaise, Lily.

Camille retrouve Daniel, le notaire des Vieuzac, avec lequel elle eut une liaison. Le testament réserve bien des surprises, mais l'écho de plus en plus proche des événements dits révolutionnaires transforme la tragédie domestique qui pointait en comédie où, sous l'apparente fantaisie, les caractères se précisent, se révèlent dans leur vérité humaine. Pierre-Alain, fils contestataire de Georges, arrive avec un camionneur, Grimaldi, qui l'a pris en stop. Celui-ci ne peut repartir et s'intègre, rigolard, à la famille. Le printemps, la confusion provoquent un pique-nique dans la nature, un projet de vie communautaire et une farandole autour de la défunte (les fossoyeurs sont en grève) sur un air d'opérette, La Fille du bédouin.

On n'est pas si loin de l'hédonisme du Jean Renoir d'autrefois. Mais Louis Malle a redonné ses lettres de noblesse au réalisme psychologique. C'est magnifiquement interprété. Seule ombre au tableau : Bruno Carette, chargé du rôle du camionneur, était mort, à trente-trois ans, avant la sortie du film.

Jacques Siclier Le Monde

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Cannes oblige

La période est bien faste ! Depuis quelques années, vous avez la chance de voir sortir un certain nombre de films pendant le festival. En ouverture, il y a eu le nouveau Desplechin en « version cannoise ». Vous avez certainement entendu parler d’une autre version, plus longue. Aucune des deux n’a été imposée au réalisateur. Grand luxe, ce dernier s’est accordé la possibilité de deux durées différentes. Rassurez-vous la nouvelle version, très rare, sera programmée sur quelques séances très prochainement aux Carmes, ce qui ne vous empêche pas de découvrir la version actuelle que nous avons beaucoup aimé et qui a fait l’ouverture du festival.

LES FANTOMES D’ISMAËL, peu importe la version, est un film vertigineux, un bel hommage au romanesque et à la fiction, un grand Desplechin. Un film indispensable et brillant. Pas un film testament pour son auteur, plutôt et peut-être la fin d’une époque. Réjouissons-nous, le meilleur reste à venir.

                                                                   

Quoi d’autre ?

RODIN de Jacques Doillon et L’AMANT DOUBLE de François Ozon, façon thriller érotico-amoureux pour ce dernier, arrivent, tous deux en sélection officielle et en compétition. En parlant de « Sélection Officielle », nous vous proposons toujours à la vente le livre de Thierry Frémaux, soit le journal de la clôture de Cannes 2015 à celle de 2016. Une lecture réjouissante sur les coulisses du plus grand festival de cinéma… Magique ! (Vente en partenariat avec la Librairie Les Temps Modernes).

Pour les impatients qui suivent le festival, le très nécessaire film de Robin Campillo ; 120 BATTEMENTS PAR MINUTE, film soutenu par la Ciclic (et donc la région Centre) sortira le 23 août ! Film bouleversant, nous n’avons pas d’autres mots, dont vous n’avez pas fini d’entendre parler.

 

Pour finir… Dernière chance pour vous…

Beaucoup, beaucoup de DS (dernier passage) cette semaine. Certains films arrivent en 3e, voire 4e semaine d’exploitation, comme on dit dans le métier. Venez les voir !

Par ailleurs, en plus de la traditionnelle projection du dimanche 18h, nous avons aussi décidé de vous proposer les films de Louis Malle, LE VOLEUR, film important, magnifique, avec un très jeune Jean-Paul Belmondo et l’incontournable ZAZIE DANS LE METRO qui réjouira aussi les plus jeunes !

 

Voilà ! Juin ne sera pas en reste… D’autres belles surprises.

 

écrit avec la bienveillance, le soutien et les corrections de Marie-Hélène Berthout

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