Les Carmes
Séance spéciale
Mardi 19 septembre à 20h
LES BEAUX GOSSES
En partenariat avec l'Association de la Cause Freudienne

LES BEAUX GOSSES

Un film de Riad Sattouf

Hervé, 14 ans, est un ado moyen. Débordé par ses pulsions, ingrat physiquement et moyennement malin, il vit seul avec sa mère.  Au collège, il s'en sort à peu près, entouré par ses bons copains. Sortir avec une fille, voilà qui mobilise toute sa pensée. Hélas, dans ce domaine, il accumule râteau sur râteau, sans toutefois se démonter. Un jour, sans très bien comprendre comment, il se retrouve dans la situation de plaire à Aurore, l'une des plus jolies filles de sa classe. Malgré des avances de plus en plus évidentes, Hervé, un peu nigaud, ne se rend compte de rien. Quand enfin il en prend conscience, Aurore refuse de sortir avec lui. Puis, sans prévenir, elle se jette dans ses bras. Enfin, il sort avec une fille ! Grand amateur de branlettes et de films X, Camel, son meilleur ami, convainc Hervé d'essayer de coucher avec sa copine. Devant son copain, Hervé se vante de sa virilité, mais quand il est avec Aurore, c'est une autre affaire...

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« Andreï Zviaguintsev avait déjà filmé une Russie où les pauvres s’installaient, tels des mendiants à la Buñuel, dans une superbe maison de riches (Elena). Et un pays dévasté par la corruption (Léviathan). C’est presque pire, ici, tant il s’attaque à l’essentiel : ces êtres sans conscience dont la seule excuse – faible – est de reproduire la haine qu’ils ont reçue des générations précédentes : les mères, ici, sont des monstres à l’état pur, sans doute parce que les pères sont singulièrement absents. Durant de longues minutes, le cinéaste filme, avec un effroi visible, un face-à-face extraordinaire entre deux femmes qui ferait passer l’affrontement, dans Sonate d’Automne de Bergman, d’Ingrid Bergman avec Liv Ullmann, pour une aimable bluette destinée à la Bibliothèque rose. Moment absolument terrifiant… On pourra, évidemment, contester à Zviaguintsev le droit de flanquer ainsi, sans se décourager, des baffes répétées à ses compatriotes (et à nous, à l’occasion). Mais on ne saurait nier qu’elles claquent sec et fort. Et qu’elles visent juste. » Pierre Murat. Télérama 

 

Faute d’Amour a, peut-être, été le premier choc du festival de Cannes 2017. Il est longtemps resté dans les esprits et bien des participant(e)s lui prédisaient la Palme ! Après Leviathan, Andreï Zviaguintsev nous livre, avec la force et la franchise qui le caractérisent, un tableau saisissant d’une société rongée par l’envie et la haine. Pierre Murat remarque avec justesse que le film aurait pu (dû) s’appeler l’Anamour. C’eut été un bel hommage à Gainsbourg, mais nous sommes effectivement plus proches de Bergman et de ses géniales études des structures conjugales et familiales suédoise.  

 

Coïncidence des calendriers, nous commençons cette semaine notre cycle autour de la révolution Russe Octobre 17, avec La Grève de Serguei Eisenstein que nous vous proposons en séance unique lors d’un ciné-concert imaginé par Vadim Sher, dimanche 24 à 14h ! A ne pas manquer !!! 

Jeudi 21 à 19h30, nous recevons l’actrice principale de La Belle et La Meute, dernière perle en provenance de Tunisie sélectionnée au festival de Cannes 2017 dans la section Un Certain Regard.  

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Les Carmes
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Orléans
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