Les Carmes
Vivement Dimanche!
Dimanche 27 Août à 18h00
LA VOIE LACTÉE
Rétrospective Luis Buñuel

LA VOIE LACTEE
 

De Luis Buñuel. Avec Laurent Terzieff, Delphine Seyrig, Georges Marchal...

Six mystères ou dogmes du catholicisme sont illustrés à travers deux vagabonds, Pierre et Jean, qui pour se faire un peu d'argent se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle. #Italie Allemagne France 1h41 1969 

"A l’époque actuelle, deux pèlerins se rendent à pied de Paris à Saint-Jacques-de-Compostelle. En chemin, ils font de nombreuses rencontres inattendues… Ecrit par Luis Buñuel et Jean-Claude Carrière, La Voie lactée est un film d’une grande audace : comment faire un film plutôt amusant, et en même temps profond, sur un sujet aussi rébarbatif que l’hérésie et les querelles dogmatiques dans la religion catholique tout au long de son histoire ? Par sa forme, il surprend le spectateur car Buñuel et Carrière s’affranchissent des contraintes de temps et d’espace : on peut, au détour d’un chemin, rencontrer un personnage d’une autre époque, même le Christ lui-même.

Sur le fond, qualifier le film d’anticlérical est très réducteur, d’ailleurs il ne l’est pas vraiment. Le propos de Buñuel va beaucoup plus loin que cela : ses questionnements portent sur la notion de dogme. Sur sa formation d’abord : lorsque l’on formalise une croyance en dogme, le réel et le rationnel s’échappent, les « mystères » apparaissent et, avec eux, les interprétations différentes et donc les querelles, celles qui poussent au fanatisme. Et ensuite, sur la façon dont une doctrine peut se nourrir de ses déviations : elle en sort souvent renforcée. Au delà de la religion, catholique en l’occurrence, Buñuel parle de tous les dogmes : dans une courte scène, on voit un groupe de partisans anarcho-marxistes (ils ont un drapeau bicolore, rouge et noir) venir de façon froide et décidée fusiller le pape… Il semble ainsi nous dire : « Attention, je vous parle de religion mais tout ce que je dis s’applique tout aussi bien à une idéologie politique».

Le propos de Buñuel n’est pas destructeur, il questionne. Il n’apporte pas de réponses, il laisse la place au doute comme en témoigne la scène finale de la « guérison » des aveugles. Sont-ils guéris ou pas ? On ne le saura pas. Faut-il y voir là un certain respect du mystère (sur lequel se construisent les croyances et les doctrines) ou encore un refus de la rationalisation ? Peut-être… Comme on le voit, il y a là beaucoup de matière à réflexion. La Voie lactée est certainement l’un des films les plus profondément philosophiques de Luis Buñuel."

L'oeil sur l'écran/ BLOG du Monde

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 « Happés par le vertige de l'inassouvi et surtout rongés par l'atroce sensation de déjà-vu, les êtres patinent sur place. Sur fond de terrorisme armé, ils courent après l'impossible. Pourtant, leur chemin est parsemé de signes préventifs. Comment accepter une demande en mariage en regardant un majordome ramasser une souris coincée dans un piège ? Cynique et drôle, Luis Buñuel constelle son film de détails absurdes hérités du surréalisme. Il songea même à baptiser son film « Le Barbier de Séville », pour le plaisir de voir le spectateur s'embarquer sur une fausse piste. » — Marine Landrot Télérama

 

Avec Cet Obscur Objet du Désir, Bunuel signait son dernier film. Et pas des moindre. Un film audacieux à bien des points de vue. Agé de 77 ans, sourd et fatigué, il revient à des figures et sujets qui ont hanté tout son cinéma. Depuis l’Âge d’or jusqu’à celui-ci. 

Il est difficile de savoir s’il serait encore possible de produire des films aussi libres que ceux de Luis Bunuel. Trop d’anticonformisme, trop d’irrévérence. Ils sont précieux.

 

 

« Une femme douce est un grand film politique et romanesque. Il est à la fois doux et extravagant. Sergeï Loznitsa s’y affirme définitivement comme un grand cinéaste. Une Palme d’or serait bienvenue » Pierre Murat. Télérama 

 

Une Femme Douce (Krotkaya) a marqué les esprits Cannois, même s’il en est reparti sans prix. Adapté de Dostoïevski, il dresse un portrait vertigineux de la Russie d’Aujourd’hui. Comme le faisait Leviathan l’année dernière, comme le fait Faute d’Amour qui sortira bientôt sur nos écrans. C’est d’une beauté formelle extraordinaire. A voir. 

 

 

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