Les Carmes
Festival Octobre
24 septembre à 14h00
LA GRÈVE - CINÉ CONCERT
La révolution russe vue par des cinéastes soviétiques

LA GRÈVE

CINÉ CONCERT DE VADIM SHER

 

 

De Sergueï Mikhailovich Eisenstein. Avec Alexandre Antonov, Grigori Aleksandrov, Mikhail Gomarov...

Tout semble calme dans l'une des plus grandes usines de la Russie tsariste. Les ouvriers peinent, tandis que la bourgeoisie profite agréablement de la vie. Mais le contremaître de l'usine remarque qu'une émotion cachée est en train de naître chez certains ouvriers. Un vent de révolte souffle sur l'usine. Le contremaître en informe la direction et la Sûreté. Les espions commencent à pénétrer par toutes les fentes de l'usine et de la cité ouvrière. Lorsqu'un travailleur se pend après avoir été faussement accusé de vol, les ouvriers se mettent en grève. Les dirigeants refusant de céder la moindre avancée sociale, l'affrontement devient inévitable... #Russie 1h12 1924

En partenariat avec l'APREI, l'ADRC, la SACEM et Kinoglaz.fr

 

"Sergueï M. Eisenstein n'a que 26 ans quand il tourne La Grève, son premier long métrage, et ça se sent... On y trouve déjà tout ce qui fera le génie du cinéaste, notamment l'incroyable dynamisme du montage, véritable dialectique révolutionnaire. Mais plus encore que dans Le Cuirassé Potemkine, les audaces visuelles tiennent ici du feu d'artifice : retours en arrière, surimpressions, juxtapositions symboliques, compositions au bord de l'abstraction, ça foisonne ! Plus tard, Dziga Vertov critiquera ces « effets de cirque », mais ceux-ci donnent pourtant au film une incroyable épaisseur, une puissance encore intacte quatre-vingt-cinq ans plus tard. Ils enrichissent le récit, simple manifeste de l'idéologie bol­chevique : une grève est déclenchée dans une usine russe, et sa répression sera sanglante.
Bien que sans « personnage » au sens classique du terme, La Grève abonde ainsi en péripéties, changements de ton, trouvailles de décor ou de jeu ; surtout, un fort effet de réel naît curieusement de cette approche formelle, tout sauf réaliste. La vague « corvée » culturelle de voir un classique marxiste-léniniste, réalisé par un cinéaste de légende, plus honoré que réellement fréquenté, débouche sur le plaisir de découvrir une oeuvre stupéfiante d'invention et de rythme." 

Aurélien Ferenczi - Télérama

 

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« Andreï Zviaguintsev avait déjà filmé une Russie où les pauvres s’installaient, tels des mendiants à la Buñuel, dans une superbe maison de riches (Elena). Et un pays dévasté par la corruption (Léviathan). C’est presque pire, ici, tant il s’attaque à l’essentiel : ces êtres sans conscience dont la seule excuse – faible – est de reproduire la haine qu’ils ont reçue des générations précédentes : les mères, ici, sont des monstres à l’état pur, sans doute parce que les pères sont singulièrement absents. Durant de longues minutes, le cinéaste filme, avec un effroi visible, un face-à-face extraordinaire entre deux femmes qui ferait passer l’affrontement, dans Sonate d’Automne de Bergman, d’Ingrid Bergman avec Liv Ullmann, pour une aimable bluette destinée à la Bibliothèque rose. Moment absolument terrifiant… On pourra, évidemment, contester à Zviaguintsev le droit de flanquer ainsi, sans se décourager, des baffes répétées à ses compatriotes (et à nous, à l’occasion). Mais on ne saurait nier qu’elles claquent sec et fort. Et qu’elles visent juste. » Pierre Murat. Télérama 

 

Faute d’Amour a, peut-être, été le premier choc du festival de Cannes 2017. Il est longtemps resté dans les esprits et bien des participant(e)s lui prédisaient la Palme ! Après Leviathan, Andreï Zviaguintsev nous livre, avec la force et la franchise qui le caractérisent, un tableau saisissant d’une société rongée par l’envie et la haine. Pierre Murat remarque avec justesse que le film aurait pu (dû) s’appeler l’Anamour. C’eut été un bel hommage à Gainsbourg, mais nous sommes effectivement plus proches de Bergman et de ses géniales études des structures conjugales et familiales suédoise.  

 

Coïncidence des calendriers, nous commençons cette semaine notre cycle autour de la révolution Russe Octobre 17, avec La Grève de Serguei Eisenstein que nous vous proposons en séance unique lors d’un ciné-concert imaginé par Vadim Sher, dimanche 24 à 14h ! A ne pas manquer !!! 

Jeudi 21 à 19h30, nous recevons l’actrice principale de La Belle et La Meute, dernière perle en provenance de Tunisie sélectionnée au festival de Cannes 2017 dans la section Un Certain Regard.  

Cinéma
Les Carmes
7 rue des Carmes
Orléans
02 38 62 94 79
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